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Trois pépites incontournables: Art de la surprise, films sulfureux et duel de vétérans

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Dans le monde tumultueux de la boxe, où les conflits entre promoteurs, un manque de régulation à la Mad Max et des modèles économiques digne d’une arnaque à la Ponzi foisonnent, le sport semble souvent être son pire ennemi. Cependant, il arrive que de véritables pépites émergent de ce chaos – des gestes altruistes, des tactiques de génie ou simplement des instants qui méritent d’être partagés. C’est cela que je cherche à mettre en avant ici, chaque semaine. (Allons, trois par semaine, ce n’est pas la mer à boire pour la boxe !) Si vous avez des idées ou des conseils à me proposer, n’hésitez pas à me les envoyer, et je vous créditerai si je les utilise.

### L’art de créer la surprise

Ryan Garcia a réalisé l’impensable samedi dernier – et je ne parle pas seulement de sa victoire inattendue contre Devin Haney au Barclays Center de Brooklyn, New York. Après 6 à 8 semaines d’une attitude qui oscillait entre une vanité ostentatoire, du signalement de vertu spirituelle et des comportements ridicules jusqu’à la première sonnerie, Garcia a effectué un virage de 360 degrés, passant du zéro au héros en l’espace d’une heure environ.

Personne, à ma connaissance, ne misait sur Garcia contre Haney, et je ne m’excuserai pas de ne pas inclure parmi les fans de boxe les adolescentes de Calabasas ou les mannequins Instagram en herbe. On pouvait reconnaître la vitesse de ses mains à Garcia… Mais c’était bien tout. Ses frasques durant la promotion, son irresponsabilité concernant son poids et ce besoin apparemment pathologique d’être constamment sous les feux de la rampe en ont fait une caricature facile à détester.

### Films troubles

Dans la boxe, rien n’est jamais simple ou propre. De la gestion du poids, aux stéroïdes, en passant par la CTE, l’insécurité financière des boxeurs, la corruption endémique, une structure promotionnelle impitoyable, des instances dirigeantes parasitaires, aux problèmes de santé mentale et de violence domestique dans le sport – nous n’avons que effleuré la pointe d’un iceberg bien sombre.

C’est dans ce contexte qu’une nouvelle menace semble poindre à l’horizon, incarnée par l’Arabie Saoudite et le président de son Autorité Générale de Divertissement, Turki Alalshikh. Plusieurs promoteurs, combattants et même journalistes vantent Alalshikh comme le nouveau sauveur de la boxe. Si l’influence d’Alashikh a indéniablement apporté un nouveau souffle au sport, attiré des investissements significatifs et permis d’organiser de belles soirées pour les fans, son implication ne manque pas de soulever des questions. Surtout à une époque où l’Arabie Saoudite injecte des sommes considérables dans le sport mondial, avec des motivations potentiellement inquiétantes.

### Tout bien considéré…

Il faut bien avouer que certains coups de publicité grossiers, s’appuyant sur de vieilles querelles ou des rivalités artificielles, parviennent malgré tout à m’attirer. Bernard Hopkins et Antonio Tarver savent jouer de ces ficelles à merveille.

Jason Langendorf, éditeur chez BoxingScene, ancien rédacteur chez ESPN et Sporting News, et journaliste de longue date couvrant des sujets allant de la boxe à la technologie en passant par l’addiction et la santé mentale, reste à l’affût des pépites dans l’univers complexe de la boxe. Pour toute suggestion, commentaire, ou si vous cherchez un interprète de Johnny Cash pour animer vos événements, n’hésitez pas à le contacter.

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