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Spence poursuit aussi Derrick James : une bataille autour d’une rémunération constante

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Dans l’univers impitoyable des sports de combat, une nouvelle querelle fait les gros titres, soulignant les tensions qui peuvent exister même au sommet de la gloire. Errol Spence Jr., ancienne vedette unifiée des poids mi-moyens, connu pour ses prouesses sur le ring, se retrouve aujourd’hui face à un adversaire d’un autre type : son entraîneur de longue date, Derrick James. À quelques heures d’intervalle, chacun a déposé une plainte contre l’autre devant le tribunal civil du comté de Dallas, ouvrant un chapitre surprenant dans leur collaboration de plusieurs années.

Selon Derrick James, un arrangement verbal accordait à ce dernier une part de 10%, soit pas moins de 3,8 millions d’euros (calculé à partir de 5 millions de dollars), sur les revenus garantis des sacoches d’Errol Spence Jr. pour une série de combats en pay-per-view, s’achevant par une défaite technique au neuvième round contre Terence Crawford. Une affirmation que réfute catégoriquement Spence, arguant ne rien devoir au titre d’une compensation impayée à James.

Au cœur de cette bataille juridique, Spence Jr. insiste sur le fait que seuls les revenus issus de son contrat de « promoteur-combattant » étaient sujets à rémunération pour James, contredisant ainsi les prétentions de ce dernier qui incluaient également les gains provenant des pay-per-view.

L’histoire entre Spence et James remonte aux jours où Spence tapait dans les gants en tant qu’amateur, avant de représenter fièrement son pays aux Jeux Olympiques d’Été 2012 à Londres. Depuis son passage professionnel la même année, Spence dit avoir fidèlement versé à James 10% de ses gains contractuels, avec en prime un premier paiement de 200 euros (250 dollars) sur sa première bourse de 2 000 euros (2 500 dollars).

Le document de Spence dévoile des dessous moins connus de leur collaboration, mentionnant des bonus versés à James après certains combats, soulignant la valeur que Spence attribuait à leur relation. Cependant, tous les combats n’ont pas donné lieu à un bonus, une pratique que James aurait acceptée sans récriminer.

L’ascension de Spence dans le monde de la boxe se reflétait également dans la montée en notoriété de James. Toutefois, la discordance est survenue après que Spence ait attribué un bonus à James suite à sa victoire contre Danny Garcia après un grave accident de voiture, mais pas après sa victoire d’unification contre Yordenis Ugas.

La dispute a pris une tournure plus complexe lorsque, selon James, Spence aurait réalisé 20 millions d’euros (25 millions de dollars) pour son combat contre Crawford, incluant dans les preuves un message texto de février où Spence semblait admettre devoir encore 1,7 million d’euros (2,15 millions de dollars) à James, au-delà des 280 000 euros (350 000 dollars) déjà versés.

James, dans sa quête de justice, exige une comptabilité complète des revenus de Spence issus de tous ses combats en pay-per-view, y compris ses triomphes lucratifs contre Mikey Garcia, Shawn Porter, Danny Garcia et Ugas. En contre-attaque, Spence réclame moins de 200 000 euros (250 000 dollars) à James, en plus des frais d’avocat.

Ce différend jette une lumière crue sur les réalités souvent complexes et parfois amères des relations entre combattants et leurs entraîneurs. Alors que les deux parties se préparent à défendre leur version des faits devant la justice, la communauté des sports de combat observe, rappelant que même au sommet, les champions ne sont pas à l’abri des défis en dehors du ring.

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