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L’exode des grands combats vers l’Arabie Saoudite : analyse d’un phénomène marquant

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Dans l’univers impitoyable et captivant des sports de combat, une nouvelle ère semble s’annoncer avec l’Arabie saoudite qui, peu à peu, attire les projecteurs des plus grandes arenas de boxe, traditionnellement ancrées à Las Vegas, Londres et ailleurs, vers ses propres terres. Selon des experts rassemblés lors du dernier épisode de « Deep Waters » sur ProBox TV, cette évolution pourrait bien redéfinir les codes du visionnage des combats de boxe, offrant aux fans des spectacles d’une qualité inégalée, même à distance.

L’Arabie saoudite ne fait pas les choses à moitié dans sa quête pour se positionner comme une destination incontournable sur la carte mondiale du sport. Sous l’égide de Turki Alalshikh, le pays riche en pétrole mobilise des stars du sport, des promoteurs autrefois rivaux et des combattants d’élite pour étoffer son offre promotionnelle. C’est dans cette dynamique que Riyad accueillera, le 18 mai, l’incontournable Oleksandr Usyk, invaincu détenteur de trois ceintures chez les poids lourds (environ 90,7 kg et plus), qui affrontera Tyson Fury, également invaincu, pour le titre de champion incontesté. Puis, le 1er juin, la ville sera le théâtre d’un affrontement tout aussi attendu entre les champions invaincus des poids mi-lourds (79,4 kg), l’Artur Beterbiev et Dmitrii Bivol, pour le titre suprême de leur catégorie.

Le panel de « Deep Waters » souligne l’attrait unique que représentent ces cartes de combat, Paulie Malignaggi, analyste et ancien champion des poids welter, confessant préférer regarder un bon combat à la télévision plutôt que d’assister en personne à un affrontement moins palpitant. « Je n’ai pas besoin d’être là en personne, » affirme-t-il.

La programmation inclut également un tournoi sous-carte novateur où les anciens promoteurs rivaux britanniques Eddie Hearn et Frank Warren ont sélectionné chacun cinq combattants pour une compétition en « 5 contre 5 », avec un système de points récompensant les victoires par décision ou par KO, et des points doubles pour la victoire d’un capitaine. Parmi les combats phares, on retrouvera l’ancien champion des poids lourds Deontay Wilder affrontant le Chinois Zhilei Zhang, ainsi qu’une série de confrontations prometteuses à différents poids.

Chris Algieri, ancien champion des 140 livres (environ 63,5 kg), souligne la compétition féroce non seulement entre les combattants mais aussi entre les promoteurs, chacun ne voulant pas voir ses protégés perdre. Cela annonce des affrontements stratégiquement intéressants, d’après lui.

Toutefois, si l’expérience unique d’assister à un combat en personne demeure un rêve pour beaucoup, Algieri rappelle que le monde a changé, notamment depuis la pandémie de 2020, et qu’il existe désormais de multiples façons de suivre ses combattants préférés et de profiter des combats, rendant la boxe plus accessible et peut-être même plus populaire. « Tout est juste là, » dit-il en montrant son téléphone, soulignant la facilité avec laquelle les fans peuvent aujourd’hui accéder aux combats, où qu’ils se trouvent.

En plus de ses ambitions pour Riyad, Alalshikh envisage d’organiser une carte de gala à Londres en septembre, avant de revenir dans son pays en décembre pour un autre événement majeur, potentiellement mettant en vedette l’invaincu ancien champion des super-moyens David Benavidez face au vainqueur du duel Beterbiev-Bivol, un combat qui autrement aurait probablement eu lieu à Las Vegas.

Ces initiatives mettent en lumière non seulement la montée de l’Arabie saoudite comme une force dominante dans l’organisation des combats de boxe de haut niveau mais aussi une transformation plus large de la manière dont les fans consomment le sport, un changement qui, selon les observateurs, pourrait bien être bénéfique pour la boxe dans son ensemble.

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