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Frank Warren dévoile les secrets d’un manager d’équipe avant le grand match du 1er juin

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Dans le monde passionnant du football, souvent qualifié de « beautiful game », chaque amateur est un entraîneur en herbe, convaincu de pouvoir sélectionner une meilleure équipe et élaborer des tactiques plus astucieuses que les professionnels en poste. L’art de motiver une équipe pour qu’elle joue de concert semble un talent largement répandu parmi les supporters. Frank Warren, célèbre promoteur inscrit au Hall of Fame de la boxe et fervent supporter d’Arsenal, n’échappe pas à la règle. Véritable passionné, Warren a souvent hurlé sur sa télé ou confié à son voisin que le manager sur la touche semblait dépassé.

Néanmoins, l’expertise de Warren ne se limite pas à juger du bord du terrain. Le 1er juin, il va tester ses propres capacités management avec une confrontation hors du commun entre Queensberry et Matchroom dans une partie de football à cinq contre cinq totalement inédite. Pour l’occasion, il a convoqué une équipe robuste avec Hamzah Sheeraz en capitaine, reconnu pour sa fiabilité, et Nick Ball, un dynamo infatigable prêt à donner le ton pour l’événement. En attaque, Warren mise sur deux poids lourds, Daniel Dubois et Zhilei Zhang, dont on n’attend pas forcément un jeu de passe délicat, mais plutôt une force de frappe redoutable. Willy Hutchinson assumera le rôle crucial de meneur de jeu, doté d’un talent indéniable mais parfois inconstant.

Avec une carrière en promotion de boxe, Warren a développé des compétences transférables précieuses pour la gestion d’une équipe de football. Entre gérer les egos et s’occuper des agents problématiques, il sait y faire. Mais la question demeure: adoptera-t-il une approche disciplinaire à la George Graham, où le style occupe une place secondaire par rapport au succès, ou permettra-t-il à ses joueurs de s’exprimer librement sur le terrain à l’instar d’Arsène Wenger lorsqu’ils seront en Arabie Saoudite?

Warren, avec son sens de l’humour bien développé, a déjà donné le ton dans le vestiaire. « Je l’ai déjà fait, ne vous inquiétez pas pour ça. Je leur ai dit : ‘Ne me faites pas honte. Je me fiche de ce que vous faites, juste ne me faites pas honte' », a-t-il révélé à BoxingScene, non sans une pointe d’amusement.

En insistant sur l’importance de la camaraderie et du soutien mutuel, Warren entend créer une dynamique d’équipe où le sentiment d’appartenance est aussi fort que dans leurs carrières individuelles. Il veut que ses protégés se battent non seulement pour leur succès personnel dans le monde impitoyable de la boxe, mais aussi pour l’équipe et par extension, pour Queensberry et ses partenaires télévisuels.

Warren envisage cet affrontement 5 contre 5 bien au-delà d’un simple événement isolé. Il voit là un potentiel pour une série d’événements qui, tout en bénéficiant financièrement aux boxeurs à court terme, pourrait également les préparer sur le plan physique et mental à des succès plus durables. « Je veux gagner et je veux recommencer », affirme Warren, qui a initié des dialogues constructifs avec Eddie Hearn après des années sans communication. Selon lui, cette expérience pourrait se décliner en différents formats, des petites salles comme le York Hall aux grands stades, offrant aux combattants une expérience précieuse, même en cas de défaite, pourvu qu’ils en tirent des leçons.

En définitive, Warren, avec sa casquette de manager pour cette rencontre inédite, illustre parfaitement les passerelles entre le monde de la boxe et celui du football, fusionnant passion, gestion et stratégie dans un effort pour mener son équipe à la victoire.

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